- Le Canada priorise la lutte contre les changements climatiques.
- Cette contribution soutiendra l’entreprise montréalaise GHGSat dans l’élargissement du seul système satellitaire au monde capable de détecter à haute résolution les gaz à effet de serre.
Montréal, le 3 novembre 2021 – GHGSat, le chef de file mondial en matière de télédétection à haute résolution des émissions de gaz à effet de serre, a annoncé aujourd’hui l’obtention de 20 millions de dollars de Technologies du développement durable Canada (TDDC) pour le perfectionnement du seul système satellitaire au monde de détection des gaz à effet de serre à haute résolution.
Cette annonce de financement s’inscrit directement dans l’objectif du gouvernement du Canada et de la TDDC visant à soutenir des entreprises canadiennes qui conçoivent des solutions technologiques destinées à résoudre des problèmes liés aux changements climatiques. En tant que signataire de l’Accord de Paris, le gouvernement du Canada s’est engagé à soutenir l’effort international visant à limiter l’augmentation de la température moyenne mondiale à moins de 1,5 °C. En vertu de la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité, le gouvernement du Canada s’est engagé à atteindre la carboneutralité d’ici 2050.
Leah Lawrence, présidente et directrice générale de Technologies du développement durable Canada (TDDC) : « Les dirigeants mondiaux ont reconnu que la réduction des émissions de méthane est une priorité absolue pour lutter contre le climat. À l’approche de la COP26, de meilleures données seront nécessaires pour prendre des décisions éclairées et agir. Grâce à sa technologie satellitaire, GHGSat a démontré son leadership dans l’identification des fuites de méthane à travers le monde. Avec le financement d’aujourd’hui, la TDDC est fière de poursuivre son soutien à GHGSat alors qu’ils font passer leur surveillance et leurs analyses du méthane au niveau supérieur. »
« Ce soutien est le fruit d’un partenariat de longue date entre la TDDC et GHGSat », a déclaré Stéphane Germain, PDG de cette dernière organisation. « Il nous permettra de déployer une constellation de plus de 10 satellites à haute résolution pouvant être utilisés pour la détection du méthane, ainsi qu’un satellite supplémentaire dédié à la détection du dioxyde de carbone. Surveiller directement l’origine des émissions de gaz à effet de serre depuis l’espace, ce qui est notre expertise principale, nous permet de mieux outiller les gouvernements, les marchés financiers et les entreprises pour qu’ils respectent leurs engagements de carboneutralité en s’appuyant sur des produits d’information fiables. L’équipe de GHGSat est fière de cette annonce, qui confirme sa ténacité dans ce domaine prioritaire. »
GHGSat prévoit également mettre en place une infrastructure sécurisée de mégadonnées et ainsi la capacité de gérer sa constellation croissante de satellites et de traiter et transformer de grands volumes de données en produits d’information et analyses à haute valeur ajoutée.
Grâce à ses propres microsatellites, GHGSat demeure la seule entité (gouvernementale ou privée) au monde capable de détecter des émissions de méthane provenant de sources 100 fois plus petites que celles détectées par d’autres satellites, avec une résolution spatiale 100 fois supérieure aux autres systèmes. La technologie peut détecter et quantifier les émissions de méthane provenant de sources ponctuelles aussi petites que des puits de pétrole et de gaz individuels.
GHGSat au cours des 12 derniers mois
GHGSat a déployé avec succès deux satellites commerciaux en orbite, Iris lancé en septembre 2020 et Hugo lancé en janvier 2021. Les données collectées par ces satellites sont désormais utilisées régulièrement par les exploitants de sites industriels, les gouvernements et les organismes de réglementation pour les aider à mieux comprendre leur empreinte carbone et à prendre les mesures nécessaires pour la réduire. À titre d’exemple, au cours du troisième trimestre de 2021, la constellation de satellites de GHGSat a détecté 98,3 Mt éq. CO2/an d’émissions de méthane. C’est l’équivalent de 21,4 millions de voitures circulant pendant un an.
En juin, GHGSat a dévoilé SPECTRA, un portail de gestion des données sur les émissions conçu pour surveiller, analyser et rapporter les informations sur les émissions. SPECTRA intègre de manière transparente les données à haute résolution de GHGSat aux informations des clients pour offrir aux exploitants une vue complète des risques d’émissions, contribuant ainsi à une meilleure approche de la responsabilité ESG pour les utilisateurs. L’entreprise a également développé PULSE, une carte des concentrations mondiales de méthane qui offre la résolution spatiale la plus élevée actuellement disponible, gratuitement. Ensemble, ces outils contribuent aux discussions et aux actions en cours pour s’attaquer à ces émissions hautement problématiques, que le Canada s’est engagé à réduire de 40 à 45 % d’ici 2025.
GHGSat est fréquemment reconnue comme l’une des entreprises les plus innovantes au monde, notamment par la célèbre marque de médias Fast Company, et elle a été la seule entreprise québécoise récompensée par Fast Company en 2021. De plus, pour la deuxième fois de son histoire, GHGSat a eu la fierté de figurer parmi les lauréats de la 41e édition des prix Mercuriades organisée par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ). L’entreprise a remporté le prix Mercure de l’Entreprise de l’année, ainsi que dans la catégorie Innovation technologique de ce prestigieux concours d’affaires.