- Cet instrument à haute résolution surveillera des sites industriels à grande intensité carbonique dans le monde entier.
- Des données satellitaires précises et indépendantes sur le CO2
émis à la source seront disponibles pour la première fois. - Ce capteur favorise l’efficacité des opérations, l’amélioration des rapports sur les émissions et le répertoriage mondial.
Le premier capteur orbital capable de localiser avec précision les émissions de dioxyde de carbone provenant d’installations industrielles spécifiques, comme des cimenteries ou des centrales électriques, a été lancé avec succès aujourd’hui depuis la base spatiale de Vandenberg, en Californie. GHGSat C10, connu sous le nom de Vanguard, est le précurseur d’une nouvelle génération d’instruments spatiaux qui s’appuieront sur la vaste expérience de GHGSat en matière d’émissions de méthane pour fournir des données régulières, précises et indépendantes à haute résolution sur le CO2 de sites spécifiques. La surveillance, les rapports et les échanges sur les émissions de dioxyde de carbone s’en verront ainsi transformés.
GHGSat a été la première à surveiller les émissions industrielles de gaz à effet de serre depuis l’espace en 2016, avec le lancement de Claire, un satellite de démonstration. Sa technologie brevetée à haute résolution, capable de produire des images avec une précision allant jusqu’à 25 m au sol, a révolutionné la compréhension des émissions de méthane d’origine humaine. Aujourd’hui, GHGSat est le chef de file mondial de l’information sur les émissions de gaz à effet de serre, effectuant actuellement plus de deux millions de mesures d’installations par année, sur terre et en mer, grâce à une constellation de neuf satellites. L’entreprise fournit également des données à la NASA, à l’ESA et aux Nations Unies.
L’entreprise utilise désormais la même technologie éprouvée dans l’espace pour changer la façon dont nous surveillons le dioxyde de carbone.
Grâce à sa haute résolution spatiale, Vanguard peut se concentrer sur des cibles individuelles et attribuer les émissions avec précision. Les satellites publics de CO2 déjà en orbite ne sont pas conçus pour cela. Pour la première fois, les exploitants d’aciéries, de centrales électriques et de complexes pétrochimiques auront accès à une surveillance et à des données d’émissions indépendantes, précises et normalisées à l’échelle mondiale. Bien que beaucoup disposent déjà de systèmes de surveillance continue des émissions (CEMS), une vérification indépendante peut les aider à optimiser leurs opérations quotidiennes afin de réduire les émissions. Cela améliorera également la qualité des rapports environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).
Aux niveaux national et international, les données de CO2 à haute résolution renforceront la précision des inventaires d’émissions, du bilan mondial (Global Stocktake) et de la modélisation scientifique des émissions. Elles contribueront également à renforcer la confiance dans le marché mondial de l’échange de carbone, qui représente environ 1 000 milliards de dollars.
Stephane Germain, PDG de GHGSat, a déclaré : « Nos satellites à haute résolution ont aidé à placer le méthane – un gaz à effet de serre qui était hors de vue et hors de l’esprit – au sommet de l’agenda climatique. Notre objectif est maintenant de mettre à profit cette expérience et de changer le discours autour du CO2. Alors que les régulateurs, les investisseurs et le public demandent de plus en plus de comptes aux entreprises, tant pour leurs émissions directes qu’indirectes, il ne fait aucun doute que de meilleures données sur le CO2 sont nécessaires. »
Des données fiables et indépendantes aideront à inciter l’industrie à gérer ses émissions de manière efficace. Elles garantiront que les politiques climatiques sont bien fondées. Surtout, elles nous aideront tous à rester sur la bonne voie pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.
Deux nouveaux capteurs de méthane voyageaient également aux côtés de Vanguard : GHGSat C-9 (« Juba ») et C-11 (« Elliot »). Les trois satellites ont été lancés à bord du Falcon 9 de SpaceX lors de la mission Transporter-9 via Exolaunch. Les charges utiles des capteurs GHGSat ont été construites par ABB au Canada et intégrées dans des satellites conçus, construits et exploités par Spire Global. Les trois satellites se sont séparés avec succès du lanceur environ 55 minutes après le décollage.
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