Abstrait
Le méthane est un gaz à effet de serre émis par une gamme de sources naturelles et anthropiques. Le méthane atmosphérique est mesuré en continu depuis l’espace depuis 2003, et le lancement de nouveaux instruments est prévu dans un proche avenir, ce qui élargira considérablement les capacités d’observations spatiales. Nous examinons la valeur des observations satellitaires actuelles, futures et proposées pour mieux quantifier et comprendre les émissions de méthane par le biais d’analyses inverses, de l’échelle mondiale jusqu’à l’échelle des sources ponctuelles et en combinaison avec des données suborbitales (de surface et aériennes). Les observations mondiales actuelles du satellite d’observation des gaz à effet de serre (GOSAT) sont de haute qualité mais ont une couverture spatiale clairsemée. Elles peuvent quantifier les émissions de méthane à l’échelle régionale (100–1000 km) grâce à une moyenne pluriannuelle. L’instrument de surveillance troposphérique (TROPOMI), dont le lancement est prévu en 2017, devrait quantifier les émissions quotidiennes à l’échelle régionale et détectera également efficacement les grandes sources ponctuelles. Une stratégie d’observation différente de GHGSat (lancé en juin 2016) consiste à cibler des domaines de visualisation limités avec une résolution de pixels très fine afin de détecter un large éventail de sources ponctuelles de méthane. L’observation géostationnaire du méthane, encore au stade de proposition, aura la capacité unique de cartographier les régions sources avec une haute résolution, de détecter les sources ponctuelles transitoires « super-émettrices » et de résoudre la variation diurne des émissions provenant de sources telles que les zones humides et le fumier. L’exploitation de ces capacités de mesure satellitaire en expansion rapide pour quantifier les émissions de méthane nécessite un effort parallèle pour construire des inventaires d’émissions de haute qualité, résolus spatialement et sectoriellement. Le partenariat entre les analyses inverses descendantes des données atmosphériques et la construction ascendante des inventaires d’émissions est crucial pour mieux comprendre les processus d’émission de méthane et, par la suite, éclairer la politique climatique.
Lire l’article complet ici : Observation satellite de méthane atmosphérique et leur valeur pour quantifier les émissions de méthane