Le Royaume-Uni fournit des données haute résolution sur les gaz à effet de serre à l’Observatoire international des émissions de méthane du PNUE

Le Royaume-Uni fournit des données haute résolution sur les gaz à effet de serre à l’Observatoire international des émissions de méthane du PNUE

  • L’Agence spatiale britannique finance le temps satellite pour le programme phare du PNUE
  • GHGSat fournira 300 observations de sites émetteurs sélectionnés par IMEO

Le Royaume-Uni va fournir des données haute résolution sur les gaz à effet de serre à l’Observatoire international des émissions de méthane (IMEO) du Programme des Nations Unies pour l’environnement, dans le cadre du contrat entre Satellite Applications Catapult et l’Agence spatiale britannique (UKSA) qui rend disponible des données d’archives GHGSat sur les émissions à des organisations britanniques publiques et privées à des fins de R&D. L’initiative de mesure directe permettra aux satellites GHGSat d’effectuer 300 observations sur des sites identifiés par IMEO, le temps de mission étant financé par l’Agence spatiale britannique.

Lancée lors du Sommet du G20 en 2021, IMEO est une initiative majeure sur le changement climatique du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) qui construit un ensemble de données mondial sur les émissions de méthane. IMEO collecte, intègre et recoupe les informations provenant de campagnes de recherche scientifique, de secteurs industriels (en particulier ceux impliqués dans la production de combustibles fossiles) et des inventaires nationaux. Les données proviennent d’un large éventail de sources, dont la surveillance satellitaire, et sont rendues exploitables grâce à des initiatives comme Methane Alert and Response System, qui fournit des données satellitaires complètes et vérifiées afin que les pays et les entreprises puissent atténuer la pollution au méthane.

IMEO a déclaré que la combinaison des données satellitaires et des mesures au sol présente « le potentiel de changer la donne pour la réduction des émissions de méthane ». GHGSat a été pionnière dans la surveillance depuis l’espace des émissions industrielles de gaz à effet de serre en 2016, avec le lancement de Claire, un satellite démonstrateur. Sa technologie brevetée haute résolution, combinant de faibles seuils de détection (jusqu’à 100 kg/h) et une haute résolution spatiale (25 m au sol), a révolutionné notre compréhension des sources d’émissions de méthane. Aujourd’hui, GHGSat est le leader mondial de l’intelligence sur les gaz à effet de serre, réalisant plus de deux millions de mesures d’installations en 2023, à terre et en mer, avec une constellation de neuf satellites et trois satellites supplémentaires actuellement en cours de mise en service. L’entreprise a été la première à fournir à l’IMEO du PNUE des données satellitaires haute résolution sur les émissions, une contribution rendue possible par le gouvernement du Canada.

À partir de novembre 2023, le programme du PNUE pourra directement programmer les satellites GHGSat pour surveiller les cibles qu’il sélectionne. Les données seront fournies rapidement, permettant d’obtenir des informations exploitables.

L’Agence spatiale britannique a financé l’activité dans le cadre de son effort plus large visant à promouvoir l’utilisation de la mesure des émissions depuis l’espace dans les politiques climatiques et l’atténuation. Plus tôt cette année, GHGSat s’est vu attribuer un contrat de 5,5 M£ pour fournir des données haute résolution pour la recherche et le développement, accessibles via le Satellite Applications Catapult, le chef de file britannique du développement de nouvelles applications commerciales pour les données satellitaires. GHGSat fournira également des observations de gaz à effet de serre directement à des organisations publiques britanniques, notamment l’Ordnance Survey, EO Data Hub, le Department of Energy Security and Net Zero, la Scottish Environment Protection Agency, l’Environment Agency et l’Office for Environmental Protection, dans le cadre de l’accord.

Manfredi Caltagirone, responsable de l’Observatoire international des émissions de méthane du PNUE, a déclaré : « Les données satellitaires constituent une partie importante du travail d’IMEO : elles offrent un éclairage unique et aident à valider les informations sur les émissions provenant d’autres sources. Notre objectif est de fournir des données complètes, ouvertes et fiables, mais aussi exploitables. Pouvoir directement programmer les satellites de GHGSat, qui peuvent localiser la source exacte des émissions, est un ajout bienvenu à nos capacités. »

Paul Bate, PDG de l’Agence spatiale britannique, a déclaré : « Exploiter des technologies satellitaires telles que celles développées par GHGSat est essentiel pour faire avancer l’engagement du Royaume-Uni à atteindre des émissions Net Zero d’ici 2050 et protéger notre planète. L’annonce d’aujourd’hui montre que nous restons à la pointe de l’action climatique : en utilisant les atouts du secteur spatial britannique en observation de la Terre et en analyse de données pour fournir des informations et une intelligence fiables à des partenaires internationaux, dont les Nations Unies. »

Lucy Edge, directrice des opérations de Satellite Applications Catapult, a déclaré : « Les satellites jouent un rôle vital pour nous aider à comprendre les émissions de méthane, identifier les sources de pollution et réduire les rejets de ce puissant gaz à effet de serre. Grâce à l’Agence spatiale britannique, à notre partenariat unique avec GHGSat et l’IMEO du PNUE, les organisations britanniques ont accès à des données fiables et exploitables pour relever le défi du méthane. »

Stephane Germain, PDG de GHGSat, a déclaré : « Personne ne doute que le temps joue contre nous si nous voulons limiter le réchauffement climatique à 2 °C ou moins. Pour agir efficacement, nous avons besoin de meilleures données. L’IMEO du PNUE a été créé en reconnaissance de ce besoin. GHGSat aussi : nous avons été pionniers de la technologie haute résolution afin de pouvoir identifier précisément les sources d’émissions et les corriger. C’est pourquoi nous sommes fiers de nous associer à Satellite Applications Catapult et à l’Agence spatiale britannique dans le cadre de cette initiative. »

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