- Instrument haute résolution breveté détectant des fuites de méthane encore plus petites
- Lancement de dix autres satellites d’ici décembre
3 sept., Montréal, Canada : GHGSat, le chef de file mondial de la surveillance haute résolution à partir de l’espace des gaz à effet de serre, a annoncé aujourd’hui le lancement réussi de son plus récent satellite. « Iris » a quitté la tour de lancement au Centre spatial guyanais de Kourou, en Guyane, à 21:51 (HE)/1:51 (UTC) (+01:00), à bord de la fusée Vega. Le satellite s’est séparé de la fusée 40 minutes plus tard, à une altitude de 515 km. Le premier contact radio a été établi avec Iris moins de deux heures après le lancement. Au cours de la prochaine semaine, l’équipe de GHGSat enclenchera une série de procédures visant à rendre le satellite entièrement fonctionnel en vue de sa mise en service.
Ce lancement constitue un jalon de taille pour l’entreprise canadienne, qui a révolutionné la détection à partir de l’espace des émissions de gaz à effet de serre émanant d’installations avec la mise en orbite en 2016 de Claire, son satellite de démonstration technologique.
Iris est le premier d’une nouvelle constellation de satellites utilisant une technologie brevetée pour détecter des émissions provenant de sources 100 fois plus petites que tout autre système à satellites, avec une résolution 100 fois supérieure. Ainsi, GHGSat est en mesure d’identifier et d’illustrer des émissions de méthane émanant de sources ponctuelles aussi petites qu’un puits de pétrole ou de gaz. Aucune autre société commerciale ou organisation spatiale financée par un État ne peut en faire autant.
Le méthane a un potentiel de réchauffement planétaire environ 84 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone sur 20 ans. Principal constituant du « gaz naturel », il représente un quart du réchauffement planétaire d’origine humaine. Toutefois, le méthane est aussi une ressource précieuse qui peut être exploitée pour fournir de l’énergie : selon des estimations, jusqu’à 10 millions de foyers pourraient être chauffés avec le gaz qui fuit, en grande partie sans être détecté, des installations de production de pétrole et de gaz aux États-Unis chaque année1.
Les données de GHGSat et ses analyses exclusives permettent aux organismes de réglementation et aux exploitants de secteurs comme le pétrole et le gaz, la gestion des déchets, l’exploitation minière, l’énergie et l’agriculture de suivre les émissions avec précision et de façon rentable, et de prendre rapidement des mesures pour corriger les infrastructures défectueuses.
Cette capacité sera encore renforcée lorsque le troisième satellite de l’entreprise, « Hugo », sera lancé plus tard cette année. D’ici la fin de 2022, GHGSat prévoit d’avoir 10 engins spatiaux haute résolution en orbite et d’être la référence mondiale en matière de surveillance des émissions de gaz à effet de serre à partir de l’espace.