Abstrait
Les incidents impliquant une perte de contrôle des puits de pétrole/gaz peuvent entraîner des émissions importantes mais variables dont l’impact sur le bilan mondial de méthane est actuellement inconnu. Le 1er novembre 2019, une éruption de puits de gaz a été signalée dans les schistes d’Eagle Ford. En combinant des observations satellitaires à différentes échelles spatiales et temporelles, nous avons quantifié les émissions 10 fois au cours de l’événement de 20 jours. Notre synthèse multisatellite capture à la fois la dynamique à court terme et les émissions totales intégrées de l’éruption. Une caractérisation aussi détaillée des événements n’était auparavant pas possible depuis l’espace et difficile à réaliser avec des mesures en surface. Nous présentons des panaches de méthane et de dioxyde de carbone de 30 m du satellite PRISMA, qui permettent d’estimer l’efficacité de la combustion des torchères (87 %). En intégrant les émissions de tous les satellites, nous estimons à 4 800 ± 980 tonnes métriques de méthane perdu. Des éruptions se produisent partout dans le monde et les observations multisatellites peuvent aider à déterminer leur omniprésence, permettre des mesures correctives et quantifier leur contribution aux bilans mondiaux de méthane.
Lire l’article au complet ici : Imagerie multisatellite d’une éruption de puits de gaz permet de quantifier les émissions totales de méthane