Le Global Methane Tracker 2025, rapport phare de l’AIE, alimenté par les données de GHGSat

Le Global Methane Tracker 2025, rapport phare de l’AIE, alimenté par les données de GHGSat

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié aujourd’hui son Global Methane Tracker 2025, en s’appuyant sur les données de la flotte révolutionnaire de satellites haute résolution de GHGSat dans le cadre de son évaluation annuelle phare des émissions et des tendances de méthane dans l’ensemble du secteur énergétique.

L’analyse du Global Methane Tracker comble une lacune importante en matière de connaissances pour les opérateurs industriels et les décideurs politiques mondiaux, en créant une base pour la prise de décisions fondées sur des données. Bien que les émissions du secteur énergétique représentent une part significative du tableau mondial du méthane, l’industrie pétrolière et gazière présente également le plus grand potentiel de réduction du méthane à court terme. La disponibilité de technologies connues qui détectent et atténuent le méthane provenant des opérations de combustibles fossiles, souvent à faible coût, a signifié que dans de nombreux cas, la réduction du méthane peut même être rentable. Cependant, une compréhension claire des sources et de la prévalence du méthane est fondamentale pour les efforts de réduction.

Fondée en 2011, GHGSat exploite la plus grande flotte de satellites dédiée au suivi des émissions de gaz à effet de serre provenant d’installations industrielles individuelles dans le monde, surveillant des millions de sites chaque année. Chaque satellite de la constellation de GHGSat détecte des émissions de méthane aussi faibles que 100 kilogrammes par heure et les localise dans une zone de 25 mètres, une performance inégalée par tout autre système satellitaire gouvernemental ou commercial.

En attribuant les émissions de méthane à des équipements individuels, les données de GHGSat ont permis de mieux comprendre les sources spécifiques d’émissions et les tendances régionales pour le Global Methane Tracker. Déterminer si les émissions provenaient de torchères, de purges d’équipements ou de ventilations de systèmes de levage de gaz, par exemple, a permis d’analyser le coût et la faisabilité de la réduction du méthane.

S’appuyant sur les observations de GHGSat et d’autres sources de données, l’AIE a estimé que la réduction des émissions peut être réalisée de manière rentable pour les opérateurs en amont, constatant qu’environ 25 Mt d’émissions de méthane provenant des opérations en amont auraient pu être évitées sans coût net. L’analyse de l’AIE indique que les opérations en aval, qui représentaient 15 % des émissions totales de méthane provenant des opérations pétrolières et gazières, peuvent également atteindre des émissions de méthane quasi nulles. Plus largement, le rapport souligne qu’un effort concerté pour limiter les émissions de méthane pourrait rendre près de 100 milliards de mètres cubes de gaz naturel disponibles sur le marché. De cette manière, la réduction des émissions de méthane peut renforcer la sécurité énergétique, offrant un soulagement sur les marchés concurrentiels.

Alors que les efforts internationaux pour réduire les émissions de méthane et assurer des systèmes énergétiques sûrs et résilients s’intensifient, les collaborations entre des organisations comme GHGSat et l’AIE sont essentielles. Des données précises et opportunes, entre les mains de décideurs capables d’agir, permettent des décisions plus rapides et plus intelligentes pour réduire efficacement le méthane.

Le Global Methane Tracker 2025 est maintenant disponible sur Global Methane Tracker 2025 – Analyse – AIE

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