GHGSat réalise une percée dans la mesure des émissions en mer depuis l’espace

GHGSat réalise une percée dans la mesure des émissions en mer depuis l’espace

Jeudi 22 septembre 2022 à 9 h HAE, Montréal – GHGSat, le chef de file mondial de la surveillance des émissions de méthane depuis l’espace, a détecté la plus petite émission de méthane en mer jamais observée depuis l’espace. L’émission a été observée sur une plateforme pétrolière et gazière dans le golfe du Mexique, au large de la Louisiane, le 13
août 2022 et mesurée à environ 1 500 kg/h.

La mesure par satellite de GHGSat fait suite à une étude internationale sur la faisabilité de l’utilisation de satellites pour mesurer les émissions des installations de production d’énergie en mer. Les recherches initiales ont été menées avec une série de rejets contrôlés, mais l’observation du mois d’août concernait une émission fugitive de méthane provenant d’une plateforme pétrolière et gazière en mer (figure 1).

30 % de la production mondiale de pétrole et de gaz (surveillance des émissions de pétrole et de gaz) se fait en mer. Si les niveaux de méthane sur les plateformes sont quotidiennement surveillés pour des raisons de sécurité, au moyen de capteurs in situ ou de drones, il n’existe pour l’heure aucun moyen normalisé et indépendant de mesurer les émissions de méthane sur ces installations.

Figure 1 : Mesure par satellite GHGSat des émissions de méthane d’une installation énergétique en mer dans le golfe du Mexique.

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Le capteur infrarouge breveté de GHGSat détecte la « signature » du méthane dans l’atmosphère par la façon dont le gaz absorbe la lumière du soleil renvoyée par la surface de la Terre. Puisque l’eau absorbe la lumière du soleil dans le spectre infrarouge, GHGSat charge ses satellites d’effectuer des mesures en mer à des angles de vue plus larges, ciblant la zone où la lumière du soleil se reflète le plus fortement sur la surface de la mer – le « point de réflexion ». Bien que cette technique ait déjà été démontrée par d’autres satellites, GHGSat a maintenant démontré avec succès le potentiel des satellites à surveiller les émissions de méthane de milliers de plateformes de production en mer dans le monde entier.

La détection record atteinte en août est significative. Les observations satellitaires précédentes n’avaient capturé que des événements d’émissions de méthane extrêmement importants : en décembre 2021, une installation dans le golfe du Mexique a été observée libérant du méthane à un taux moyen de 99 000 kg/heure [réf.]. En août 2022, des émissions ont été détectées à partir de la même plateforme, avec des taux de pointe similaires.

Aussi remarquables que soient ces « ultra-émetteurs », ils sont aussi relativement rares. La capacité de GHGSat à mesurer des émissions beaucoup plus petites provenant d’installations en mer, alliée à sa constellation en croissance rapide, signifie qu’elle peut surveiller plus d’événements d’émissions, plus fréquemment. Cela profitera aux producteurs d’énergie, qui disposeront de meilleures informations opérationnelles et contribueront à améliorer la précision des inventaires mondiaux de méthane.

Stephane Germain, PDG de GHGSat, a déclaré : « Notre équipe est le chef de file mondial avéré de la surveillance des émissions de méthane au niveau des installations depuis l’espace et de la fourniture d’informations sur les émissions aux clients du monde entier. Nous détectons et quantifions régulièrement les émissions de méthane de nombreux types de sites industriels terrestres. Maintenant, nous avons prouvé que notre technologie peut surveiller les sites en mer. »

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