- Pulse regroupe les données de GHGSat et de sources multiples pour quantifier les concentrations de méthane du monde entier sur pulse.ghgsat.com
- Mise à jour hebdomadaire gratuite en fonction des données les plus récentes de concentrations mondiales
- Cône d’analyse de 2 x 2 km : la plus haute résolution accessible au public à ce jour
Montréal, Canada. GHGSat, le chef de file mondial en surveillance haute résolution des gaz à effet de serre à partir de l’espace, a procédé aujourd’hui au lancement de Pulse, une carte numérique unique montrant les concentrations de méthane (CH4) dans l’atmosphère de la planète. Cette ressource en ligne à utilisation gratuite regroupe les données des satellites de GHGSat, les seuls capables de mesurer le méthane en haute résolution, et de l’information provenant d’autres sources comme le satellite Sentinel-5P de l’Agence spatiale européenne.
Pulse montre les moyennes mensuelles de concentration de méthane, mises à jour chaque semaine, sur un quadrillage terrestre moyen de 2 x 2 km. Un curseur permet d’explorer les changements des niveaux de gaz dans le temps avec possibilité de retour en arrière jusqu’à six mois.
Cette nouvelle carte du méthane vise à sensibiliser et à soutenir la discussion sur ce puissant gaz à effet de serre en montrant les tendances spatiales et temporelles du méthane, partout dans le monde. Par exemple, la carte montre comment les concentrations de CH4 augmentent au Groenland, en Finlande et en Russie pendant l’été arctique; comment les montagnes des Dolomites piègent le gaz dans la vallée du Pô en Italie et comment les niveaux restent constamment élevés tout au long de l’année au-dessus du bassin permien, l’épicentre de la production de pétrole et de gaz aux États-Unis.
Le rôle du dioxyde de carbone dans le changement climatique est bien documenté, mais le méthane a, jusqu’à récemment, échappé au même examen. Les concentrations de CH4 dans l’atmosphère augmentent. Invisible à l’œil nu, il a un potentiel de réchauffement planétaire environ 84 fois supérieur à celui du CO2, sur 20 ans, et représente environ un quart de tout le réchauffement planétaire d’origine humaine.
Cette nouvelle ressource montre les concentrations résultant à la fois de l’émission (libération) et du transport (mouvement dans l’atmosphère dû aux vents et aux processus chimiques) du méthane. Le méthane est produit par des processus naturels, comme la décomposition de la végétation dans les zones humides, mais une proportion importante (environ 60 %) est attribuable à l’activité humaine, la production d’énergie, l’agriculture et la gestion des déchets (décharges et dépotoirs) étant toutes des sources majeures.
Pulse n’est pas conçu pour identifier des émetteurs de méthane spécifiques. Toutefois, pour aider l’industrie et les gouvernements à réduire les émissions, GHGSat offre une gamme de services commerciaux, notamment la détection de points chauds, l’analyse prédictive et l’imagerie à résolution de 25 m pour identifier les sources.
GHGSat a annoncé la carte lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial (FEM) à Davos en janvier 2020, où GHGSat a été invité à participer en tant que pionnier technologique du FEM. La carte a été promise comme contribution aux discussions de la COP26, une occasion pour GHGSat de partager gratuitement son expertise et ses données sur les gaz à effet de serre pour aider à lutter contre le changement climatique.
Stephane Germain, PDG de GHGSat, a déclaré : « Pulse représente le nouvel état de l’art en matière de visualisation du méthane. Notre travail quotidien consiste à surveiller les émissions pour l’industrie et les gouvernements du monde entier, en utilisant une flotte croissante de capteurs satellitaires et aéroportés, et soutenus par des analyses propriétaires puissantes. Nous avons puisé dans toutes ces capacités dans la conception de Pulse, qui deviendra une ressource de plus en plus importante pour tous.
« Cette première itération de Pulse n’est que le début. Nous travaillons déjà sur une version avancée qui cartographiera, non seulement les concentrations, mais aussi les émissions – à l’échelle mondiale, sur le même quadrillage et avec une fréquence encore plus élevée. Cela compte parce que les concentrations nous indiquent la quantité de gaz déjà présente dans l’atmosphère : les émissions révèlent le rythme auquel le méthane est ajouté. Savoir cela permet la quantification continue des inventaires d’émissions de gaz, à n’importe quelle échelle géographique (locale, provinciale, étatique ou nationale). »
La carte interactive est l’une des plusieurs initiatives de GHGSat visant à rendre les données accessibles au public. L’entreprise a récemment annoncé que 5 % de ses données provenant de son deuxième satellite, GHGSat-C1 « Iris », sont mises à la disposition de la communauté scientifique par le biais d’un « Appel d’opportunités » avec l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Agence spatiale canadienne. Les données de GHGSat sont également évaluées pour être incluses dans le programme Third Party Mission de l’ESA, qui finance le coût d’accès aux données satellitaires à des fins de recherche et d’observation de la Terre, permettant à la communauté scientifique de développer des applications.