- Surveillance du méthane et du dioxyde de carbone à des millions de sites industriels d’ici 2026
- Des données précises et indépendantes sur les émissions seront offertes à tous les intervenants et fournies au bilan mondial
Le 3 décembre 2023, 11h00 GMT + 4: GHGSat, le chef de file mondial de l’information sur les émissions de gaz à effet de serre, a annoncé aujourd’hui son intention de mesurer les émissions de méthane et de dioxyde de carbone de tous les grands sites industriels du monde, tous les jours, d’ici 2026. Il s’agira notamment d’installations de production et de stockage de pétrole et de gaz, de centres de gestion des déchets, de mines de charbon, de centrales électriques, d’aciéries, de fonderies d’aluminium, d’usines chimiques et de cimenteries. L’objectif consiste à fournir des données précises, indépendantes et spécifiques à chaque site à l’échelle mondiale, afin que les exploitants industriels, les gouvernements et les autres intervenants puissent mieux comprendre, contrôler et réduire les émissions.
GHGSat prendra plus de 2 millions de mesures à des installations cette année grâce à sa constellation unique de 12 capteurs spatiaux à haute résolution – la plus vaste constellation de surveillance des gaz à effet de serre du monde. L’entreprise fournit également des données aux Nations unies, à la NASA, à l’Agence spatiale du Royaume-Uni et à l’ Agence spatiale européenne. L’ambition de GHGSat en matière de surveillance repose sur l’expansion rapide de sa constellation et sur le déploiement de nouvelles technologies exclusives et combine leurs mesures avec des informations de tiers afin de couvrir environ 5 millions de sites industriels dans le monde.
De meilleures données sur les émissions sont un besoin urgent et croissant. L’Accord de Paris de 2015 a engagé les signataires à produire un bilan mondial des émissions tous les cinq ans. Le rapport de synthèse de cette année sur les éléments du bilan mondial a noté que « presque toutes les Parties ont reconnu que les émissions ne sont pas conformes aux trajectoires d’atténuation mondiales modélisées actuelles, compatibles avec l’objectif de température à long terme de l’Accord de Paris ».
Les exploitants industriels ont besoin d’informations exploitables pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans leurs opérations quotidiennes et leurs chaînes d’approvisionnement. En identifiant à la fois la quantité et la source des émissions, jusqu’au niveau d’un puits de pétrole ou d’un réservoir de stockage individuel, les observations à haute résolution de GHGSat contribuent à garantir que les efforts d’atténuation des émissions sont ciblés pour un impact maximal. Des émissions équivalentes à environ 15 millions de tonnes de CO2 ont déjà été réduites, et avec une capacité de surveillance accrue, GHGSat s’attend à accélérer considérablement l’atténuation.
De meilleures informations sur l’ampleur et la distribution des fuites amélioreront la précision des inventaires nationaux de pollution, y compris le bilan mondial, ainsi que les modèles climatiques. Des données indépendantes peuvent aider à valider les lectures provenant d’autres sources, telles que les moniteurs industriels in situ, renforçant ainsi la confiance dans les rapports ESG et le marché mondial du carbone de 1 000 milliards de dollars.
L’annonce d’aujourd’hui contribuera à garantir que les données sont disponibles avec une couverture et une fréquence suffisantes pour répondre à ces exigences, partout où cela est nécessaire.
Stephane Germain, fondateur et PDG de GHGSat, a déclaré : « Surveiller les émissions de chaque site industriel, chaque jour, n’est pas seulement une ambition : c’est un objectif réalisable. En tant que leader mondial de l’intelligence des émissions depuis l’espace, GHGSat dispose de la technologie et de l’expérience nécessaires pour y parvenir. »
Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, ministre responsable du Développement économique régional et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal : « Grâce à ses innovations, GHGSat est un acteur clé dans la lutte contre les changements climatiques. Ses satellites participent déjà à la décarbonisation de l’économie non seulement au Québec, mais aussi dans le reste de la planète. »
Image : (de gauche à droite) Hubert Bolduc, président, Investissement Québec International, Stephane Germain, président-directeur général, GHGSat, Janie Béïque, présidente-directrice générale, FTSQ et Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, ministre responsable du Développement économique régional et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal
Crédit photo : Mylène Alotto, Investissement Québec
Pour plus d’informations, de visuels et d’interviews, veuillez contacter :
- Amérique du Nord : Kirsten West, [email protected]
- UE : Richard Knight, [email protected]