L’ESA attribue à GHGSat le statut de mission tierce

L’ESA attribue à GHGSat le statut de mission tierce

GHGSat, le chef de file mondial en matière de télédétection à haute résolution des émissions de gaz à effet de serre depuis l’espace, a annoncé aujourd’hui qu’elle s’est jointe officiellement au prestigieux programme de missions tierces Earthnet de l’Agence spatiale européenne (ESA). Ainsi, les données provenant des satellites commerciaux de la société seront gratuitement mises à la disposition des chercheurs qui travaillent dans les domaines des sciences de la terre et du changement climatique.

Lancé en 2018, le programme Earthnet TPM de l’ESA examine rigoureusement des ensembles indépendants de données d’observation de la Terre (EO) pour en évaluer la qualité et les protocoles de validation. Si ces ensembles de données sont acceptés, l’ESA en informe la communauté scientifique. Le programme vise à favoriser l’interopérabilité de ces données de grande qualité et à les rendre plus accessibles afin de promouvoir la création de nouvelles avancées scientifiques et de nouvelles applications.

Cette nouvelle entente s’ajoute à un accord existant avec l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, selon lequel GHGSat fournit gratuitement 5 % des données venant de son premier satellite commercial afin qu’elles puissent être utilisées par les chercheurs. Les utilisateurs du TPM pourront accéder à des mesures de pointe des gaz à effet de serre, à une résolution allant jusqu’à seulement 25 m au sol, pour des sites partout dans le monde.

En annonçant le statut de mission tierce de GHGSat, Simonetta Cheli, directrice des programmes d’observation de la Terre de l’ESA, a déclaré : « Nous sommes ravis d’annoncer que nos États membres ont approuvé l’adhésion de GHGSat au programme de missions tierces. Il est tout à fait approprié que nous le fassions aujourd’hui, à l’occasion de notre Symposium Living Planet : un événement qui réunit des scientifiques et des chercheurs du monde entier pour discuter de la façon dont l’espace peut nous aider à surveiller – et à protéger – la santé de notre planète. L’imagerie unique à haute résolution de GHGSat constitue un ajout précieux à notre portefeuille et sera un atout majeur pour tous ceux qui étudient les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. »

Le méthane est désormais reconnu comme un facteur majeur du réchauffement climatique. L’identification – et la correction – de la source des fuites d’origine humaine est devenue une priorité en matière d’action climatique. GHGSat exploite la seule constellation de satellites capable de mesurer les émissions industrielles jusqu’au niveau de puits individuels de pétrole ou de gaz. Elle compte actuellement trois satellites en orbite, et trois autres doivent être lancés cette semaine.

Stephane Germain, chef de la direction de GHGSat, a déclaré : « Nous accordons une grande valeur à notre relation avec l’ESA et sommes ravis de devenir un membre officiel du programme de missions tierces. C’est un hommage au travail acharné de nos équipes et de nos scientifiques, au Canada et partout dans le monde, qui ont contribué à créer – et à démontrer – la technologie à haute résolution qui rend nos données uniques. Dès que notre premier satellite de démonstration a été mis en orbite, GHGSat a cherché des moyens de soutenir la recherche en sciences du climat, en travaillant avec des organisations de renom telles que Harvard et le SRON. Maintenant, en tant que membre de la famille TPM de l’ESA, nous sommes heureux que nos données soient mises à la disposition d’une communauté encore plus vaste. »

Image de gauche à droite :

  • Eric Laliberté, Directeur général Utilisation de l’Espace, Agence spatiale canadienne
  • Peggy Fischer, responsable de mission des missions tierces (TPM) de l’ESA et des missions contributives à Copernicus (CCM), Département de la gestion des missions et du segment sol, Direction des programmes d’observation de la Terre, Agence spatiale européenne (ESA)
  • Adina Gillespie, directrice du développement des affaires, Europe, GHGSat
  • Simonetta Cheli, directrice des programmes d’observation de la Terre de l’ESA et cheffe de l’ESRIN, Agence spatiale européenne (ESA)
  • Marie-Josée Bourassa, conseillère principale auprès du directeur général, Observation de la Terre, Agence spatiale canadienne (ASC)
  • Dr Henri Laur, Bureau de gestion des missions d’observation de la Terre de l’ESA, Agence spatiale européenne (ESA)

Crédit photo : ESA/JürgenMai

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