GHGSat continue d’améliorer ses performances, grâce au satellite GHGSat-C1 (« Iris ») qui a mesuré de plus petites émissions de méthane depuis le test de libération contrôlée réalisé à la fin de septembre 2020.
GHGSat, le chef de file mondial de la surveillance haute résolution à partir de l’espace des gaz à effet de serre, continue d’améliorer ses performances. Le satellite GHGSat-C1 (« Iris ») a mesuré de plus petites émissions de méthane depuis le test de libération contrôlée réalisé à la fin de septembre 2020. Dans une zone, Iris a capté au moins cinq panaches de taille semblable à celle du test de libération contrôlée (260 kg/h), dont deux sont estimés à 205 et à 217 kg/h.
À l’évidence, la technologie de détection permet de capter davantage d’émissions que le satellite GHGSat-D (« Claire »), lancé en 2016. Lorsque Claire détecte un panache, Iris est maintenant capable de détecter le même panache avec beaucoup plus de précision, en plus de détecter quatre autres panaches plus petits avec les mêmes mesures. Dans certains cas, Iris arrive à décomposer une vaste émission de méthane en divers panaches, que Claire considérerait comme un seul panache.
Deux exemples permettent de démontrer et de comparer l’amélioration des performances atteinte grâce à Iris. Ces exemples montrent des sites mesurés par Claire et par Iris à de courts intervalles (quelques jours), et ils sont représentatifs de ce que les deux satellites observent régulièrement aux sites concernés.
Mine de charbon, Australie – Figure 1
Claire (à droite) indique une seule source d’émission de méthane émanant d’un évent de la mine de charbon, tandis qu’Iris (à gauche) identifie quatre sources d’émission distinctes – une pour le même évent et trois autres provenant d’évents à proximité.
Pétrole et gaz, Asie centrale – Figure 2
Encore une fois, Claire (à droite) observe une seule émission de méthane provenant d’une installation pétrolière et gazière, tandis qu’Iris (à gauche) voit cinq émissions distinctes – une provenant de la même installation et quatre autres émissions plus petites provenant d’infrastructures à proximité.
Les unités de mesure sont en ppb et l’arrière-plan vierge offre un contraste permettant de mieux visualiser les plus petites émissions de méthane.
Premier satellite de la nouvelle constellation haute résolution, Iris a été lancé le 2e septembre. Le prochain satellite, Hugo, doit être lancé plus tard cette année, et 9 autres satellites devraient être en orbite d’ici la fin de 2022. Chaque nouveau satellite sera doté de la technologie de détection unique de GHGSat, capable de détecter des émissions de méthane provenant de sources 100 fois plus petites que tout autre satellite, mais avec une résolution 100 fois plus élevée.