Gaz de schiste

Le développement extensif du gaz de schiste au cours des récentes années est soupçonné pour l’augmentation importante des émissions de méthane aux environs des installations d’extraction. GHGSat surveille activement plusieurs bassins de gaz de schiste en coopération avec les grands opérateurs. Pour plus de détails, contactez-nous à info@ghgsat.com.

Introduction

La production de gaz naturel à partir de formations de schiste (« gaz de schiste », souvent produit par la fracturation hydraulique) a connu une croissance rapide au cours des dernières années. Les rapports sur le développement relié au gaz de schiste sont généralement concentrés en Amérique du Nord, mais les réserves situées à l’extérieur de l’Amérique du Nord représentent plus de 75% des réserves mondiales [1].

Le gaz de schiste représente une importante source d’énergie pour laquelle les risques environnementaux relié au développement sont adressés de façon responsable.

L’évacuation et les fuites de méthane se produisent tout au long du cycle de vie d’un puit de gaz de schiste, et à plusieurs moments dans la chaîne de valeur entre le puit et le marché. Selon le US EIA, il y a plus de 500,000 puits qui produisent du gaz aux États-Unis en 2016 [2].

La situation peut sembler désespérément complexe, cependant les émissions ont été largement étudiées et il se développe un consensus parmi ces études à l’effet qu’un petit nombre de puits sont responsables pour la majorité des émissions de méthane. Une de ces études [3] conclue que seulement quelques puits de gaz naturel comptent pour plus de la moitié du volume total de fuites de méthane aux États-Unis. Réparer les fuites chez les grands émetteurs, souvent référer à des ‘super-émetteurs’ pourrait réduire de façon importante le volume total de fuites de méthane.

Les fuites des super-émetteurs sont importantes non seulement pour des raisons environnementales mais aussi parce qu’elles représentent des risques importants pour la santé et la sécurité et la perte de produits commercialisables.

Les régulateurs nationaux sont de plus en plus intéressés à superviser les émissions de méthane générées par l’exploitation du gaz de schiste. Cependant, les méthodes existantes nécessitent généralement la visite d’équipages sur chacun des sites et l’utilisation d’équipements qui opèrent efficacement seulement dans des conditions climatiques limitées.

Les exploitants de gaz de schiste sont de plus en plus intéressés par les nouvelles technologies pour superviser les émissions de méthane produites par l’exploitation du gaz de schiste, et ce de façon rentable.

Innovation

La mesure satellitaire est une méthode idéale pour superviser les émissions de méthane reliées à l’exploitation des gaz de schiste. Les méthodes courantes nécessitent la visite d’équipages sur chaque site sur une base régulière tandis que les satellites à haute résolution de GHGSat peuvent identifier les super-émetteurs en effectuant des passages au-dessus des sites exploitants le gaz de schiste, snas besoin d’équipements sur ces sites et pour une fraction du prix des méthodes courantes.

À partir de 2019, les mesures aéroportées de GHGSat vont fournir des mesures de très grandes résolutions des sites de gaz de schiste et pourront servir de complément aux mesures satellitaires de GHGSat. Les mesures de très grandes résolutions des capteurs aéroportés de GHGSat vont permettre la détection de fuites plus petites et vont permettre de localiser ces fuites pour faciliter les réparations. Les capteurs aéroportés de GHGSat vont tirer parti de la même chaîne de post-traitement que celle utilisée pour ces satellites et ainsi effectuer une validation croisée des résultats et permettre de fournir des services aéroportés rentables.

La solution ‘à plusieurs niveaux’ de GHGSat pourra combiner les mesures satellitaires et aéroportées pour un service uniforme permettant de détecter environ 90% de toutes les fuites de méthane, en volume, émanant des exploitations de gaz de schiste. Ce service est unique – aucune autre compagnie ne peut combiner les mesures satellitaires et aéroportées de façon uniforme et rentable.

Les régulateurs reconnaissent les bénéfices d’un « système d’observation à plusieurs niveaux ». Le Conseil des ressources aériennes de Californie (Air Resources Board « CARB ») a récemment rapporté l’existence d’un programme de recherche dédié à ce concept [4].

[1] US EIA – Ressources de gaz de schiste recouvrables techniquement mais non-prouvées (https://www.eia.gov/analysis/studies/worldshalegas/)

[2] US EIA – Les puits de gaz de schiste (https://www.eia.gov/dnav/ng/ng_prod_wells_s1_a.htm)

[3] Brandt,A et al. Les fuites de méthane à partir des systèmes de gaz naturel suivent des courbes de distribution extrêmes. Environ. Sci. Technol., 2016, 50 (22), pp 12512–12520

[4] CARB – AB 1496 (https://www.arb.ca.gov/research/methane/ab1496_research.htm)